Chaque mois, votre établissement cotise à la formation professionnelle via l'URSSAF. Cet argent ne dort pas : il est mutualisé par votre OPCO — pour les hôtels, cafés et restaurants, c'est AKTO. La question n'est donc pas « combien coûte une formation ? » mais « comment récupérer ce que je verse déjà ? ».
Trois leviers principaux en 2026.
1. Le plan de développement des compétences (PDC)
Pour les entreprises de moins de 50 salariés — soit l'écrasante majorité des établissements de la région, de Villeurbanne à Chalon-sur-Saône — l'OPCO prend en charge les formations décidées par l'employeur : coûts pédagogiques et, selon les règles en vigueur, frais annexes. C'est le levier de droit commun.
2. Les Actions de Branche (ADB)
La branche HCR finance des sessions clés en main sur les besoins récurrents du métier : hygiène, service, relation client, management. Dans la branche, ces actions sont fréquemment prises en charge à 100 % des coûts pédagogiques — souvent sans reste à charge pour l'entreprise, sous réserve de validation et de places disponibles.
3. La contribution conventionnelle HCR
Depuis les accords de branche, les établissements de moins de 50 salariés disposent d'un budget complémentaire alimenté par cette contribution, cumulable avec le PDC. Deux enveloppes valent mieux qu'une.
Et le CPF ?
Il appartient au salarié, pas à l'entreprise. Utile pour des parcours individuels (permis d'exploitation par exemple), il implique depuis le 2 avril 2026 une participation forfaitaire de 150 € pour le salarié (décret n° 2026-234 du 30 mars 2026) — sauf si l'employeur abonde, ou pour les demandeurs d'emploi, exonérés.
Ce qui bloque, ce n'est pas l'éligibilité
Ce qui bloque le plus souvent, c'est le dossier. Identifier le bon levier, monter la demande, respecter les délais. C'est exactement ce que le diagnostic de 15 minutes vérifie, avant que l'organisme de formation partenaire, certifié Qualiopi, ne monte le dossier de A à Z.